• Spiderman est de toute évidence l’un des héros les plus proches et les plus aimés de ma génération : nous avons grandis avec les adaptations avec Tobey Maguire sortis dans les années 2000, et voilà qu’à peine 5 ans après le dernier film de la trilogie Columbia Pictures décide de raviver le mythe de l’homme araignée dans une version plus moderne et fidèle aux comics. Omniprésent dans le paysage cinématographique depuis les années 2000 donc, Spiderman est aussi un super héros plus jeune et plus proches de la réalité que d’autres Iron Man ou Superman. En effet, Peter Parker n’est qu’un simple adolescent lorsqu’il se fait piquer par une araignée mutante qui va lui conférer des facultés exceptionnelles qu’il décidera de mettre au service de la justice dans la ville de New York. Sa vie de superhéro mise à part Spiderman vit les mêmes problèmes que la plupart des jeunes : tourmente amoureuse, problème d’argent ect, ce qui le fera rentrer dans la catégorie de héros pour jeune public et qui décrédibilisera ses adaptations cinématographiques auprès des critiques. C’est ce qu’a subit le dernier Spiderman en date : The Amazing Spiderman 2 : Le Destin d’un héro deuxième volet de cette quadrilogie prévue par Columbia Pictures sorti en salle début mai.

    La question qu’on se pose tous est : pourquoi dont refaire une saga Spiderman 5 ans seulement après le dernier volet de la précédente ? Si les films de Sam Raimi avait été quelque peu critiqués sur le fait qu’il ne respectait pas toujours les éléments importants de la BD le tout couronné par un troisième volet presque unanimement renié par les fans. Cependant le succès qu’a emporté la saga auprès du grand public aurait pu rebuter les nouveaux producteurs, et même aurait puisque la concurrence avec ces anciens films est souvent le premier angle d’attaque des critiques. Mais The Amazing Spiderman n’est pas en reste, et la première chose qu’il a à offrir (outre des effets spéciaux plus d’actualité) c’est son casting. Si le trio Tobey Maguire/Kristen Dunst/James Franco était assez emblématique, The Amazing Spiderman propose Andrew Garfield (The Social Network) dans le rôle principal accompagné d’Emma Stone (Bienvenue à Zombiland, Easy A, La Couleur des sentiments, Crazy Stupid Love, Gangster Squad…) qui fait partie des actrices encore une fois très appréciées de ma génération grâce à son humour pas très loin derrière Jennifer Lawrence. De plus la saga choisi de faire plus de référence aux BDs d’origine mélangeant l’univers original avec l’histoire alternative des Ultimate (note pour ceux qui n’y connaisse rien en Marvel : les Ultimates sont des séries de comics créées pour ramener des lecteurs en repartant de l’histoire de base de chaque héro et souvent en la modifiant légèrement). Ainsi Peter Parker ne tombe pas immédiatement amoureux de sa voisine Mary-Jane (Kristen Dunst dans les films de Raimi) mais d’une jeune fille de son lycée : Gwen Stacy [SPOILERS] qui finira par être tuée ce qui marquera profondément Peter.[SPOILERS] Enfin la réalisation est confiée à Marc Webb qui signe ici son premier blockbuster. Un réalisateur étrangement aussi très inscrit dans notre génération dans années 90 puisqu’il a signé de nombreux vidéo clip d’artistes de notre ère comme les Pussycat Dolls, Avril Lavigne ou Miley Cyrus, et surtout de nombreux groupe de rock encore très populaires dans notre génération comme Green Day, les clips à l’origine du succès commercial de My Chemical Romance (bless you), le célèbre Gives You Hell de All American Rejects ou encore Maroon5. De plus il a réalisé la comédie romantique (500) Jours Ensemble avec Joseph Gordon-Levitt et Zoey Deschanel qui se trouve souvent cité comme une des comédies favorites de beaucoup de personnes de mon âge. Je vous le dis : cette saga est un complot qui vise directement la génération des enfants des 90’s. Simple stratégie marketing pure et simple ou véritable intérêt de nous offrir une version plus proche de l’histoire des comics ? On n’en saura jamais trop rien.

    En tant que bonne fan de Marvel, je vais vous proposer de parler du volet sorti en salle ce début mai donc.  Après les évènements du premier volet, Spiderman est désormais le grand héro de New York (aaah si seulement les compagnies qui détenaient les droits des héros Marvel se mettaient d’accord pour accorder les évènements qui se déroulent au sein de leur univers commun nous aurons peut-être pu voir des références à la grande bataille qui a eu lieu dans Avengers où le fait que Tony Stark aka Iron Man rode aussi dans les parages… Mais Columbia Pictures n’a pas l’air très ami avec Disney…). Peter arrive à concilier sa vie d’étudiant avec sa vie héroïque notamment en se photographiant en costume et revendant les clichés. Il file également le parfait amour avec Gwen Stacy mais depuis qu’il a juré à son père décédé qu’il ne l’entrainerait pas dans sa double vie dangeureuse, Peter culpabilise de rester proche d’elle. Ils décident alors de se séparer pendant un temps au moins. Ce qui donne le temps à Peter pour se concentrer sur d’autre priorité comme la raison pour laquelle ses parents l’ont abandonné ; ou le retour à New York de son ami d’enfance Harry Osborn (où Dane DeHaan vu dans The Place Beyond the Pines succède à James Franco) pour reprendre la société de recherche scientifique de son père fraichement décédé : Oscorp (société où Peter s’est fait piqué et également le lieu de travail de Gwen, qui a d’ailleurs déjà produit le grand méchant du premier Amazing Spiderman). Un accident survient alors à Oscorp : un électricien (joué par Jamie Foxx) se retrouve seul à réparer une défaillance dans le système et se fait gravement électrocuté ce qui mène à une mutation étrange qui lui donne la capacité de contrôler l’électricité (oui oui tout est toujours causé par des accidents en laboratoire : Hulk, le Bouffon Vert, et déjà le méchant du premier Amazing Spiderman… redondant ?). Celui-ci découvre maladroitement son pouvoir avant de décider d’attaquer pour Spiderman à qui il vouait un culte jusque-là.

    Tout d’abord, le film a la particularité de chevaucher plusieurs histoires directrices ce qui rend compliqué d’expliquer brièvement tous les enjeux du film. La ligne principale est clairement la relation entre Peter et Gwen qui vacille entre leur complicité et les désagréments que peuvent amener la double vie de Peter. Mais les scénaristes ont décidé d’y ajouter pas moins de 3 autres grandes lignes directrices satellites. Si on peut penser qu’Electro est le grand méchant à écraser, il est très vite instrumentalisé par Harry Osborn qui décidé de s’attaquer à Spiderman sans savoir que c’est son meilleur ami qui se cache derrière le masque. Autour de Harry on approfondit alors le rôle de Oscorp dans l’histoire : comment la société fabrique des armes de destructions massives, comment elle a étouffé l’accident survenu avec Electro, comment elle a fait des recherches pour sauver Norman Osborn, le père de Harry, de sa maladie génétique, comment l’araignée à l’origine du pouvoir de Peter est en vérité l’une d’entre elle.  De plus ils ont décidé de montrer la raison pour laquelle les parents de Peter l’ont abandonné… étrangement une raison à nouveau liée à Oscorp. Au final à la sortie du film on finit par s’embrouiller sur l’unité du film qui à la fois tient debout mais qui vacille et risque de perdre le spectateur. On se trouve à remercier que Mary-Jane ne soit pas introduite dès ce film-ci bien que des scènes avec l’actrice montante Shailene Woodley (à l’affiche de Divergente et prochainement Nos Etoiles Contraires issus de romans pour jeune adulte très populaires encore une fois dans ma génération…). La visée est avant tout de tendre pas mal de perches pour le prochain film et préparer le terrain mais on peut se demander s’ils ne voulaient pas introduire de façon différente Harry Osborn et le Bouffon Vert pour éviter de reproduire la même histoire que le premier volet de la saga de Raimi.

    Si cet amas d’histoires peut mener à la confusion, je trouve que c’est un choix admirable qui permet de casser le format classique des films du genre (grand-méchant + problème existentiel + relation amoureuse) et donne un rôle très important à la continuité dans la saga. Ainsi on ne trouve pas un film pour un grand méchant et la situation du héros qui change doucement film par film, on a une succession de film où le héros se retrouve à constamment réparer les débordements d’une société à laquelle il est intimement lié puisque c’est à elle qu’il doit ses super pouvoirs et son ami d’enfance mais c’est aussi à cause d’elle que ses parents l’ont abandonné chez son oncle. Si la saga suit sur cette lancée, The Amazing Spiderman pourrait donc être le récit du combat de Peter Parker avec Oscorp. Il faut donc remettre le film dans sa lignée et le prendre seulement comme un morceau supplémentaire de l’histoire plus qu’un film classique avec une nana et un méchant en son cœur. Je trouve cette perspective d’autant plus géniale qu’elle rappelle le déroulement d’un comic où tout est lié mais c’est certainement plus un emprunt au déroulement des séries télévisées qui, maintenant très ancrées dans l’espace du septième art, influencent de plus en plus les films après avoir été influencés par eux.
    Ainsi nous retrouvons le schéma d’un méchant par épisode mais accompagné d’une storyline plus grande et ambitieuse qui suit tout le long de la saison (ici de la saga).


    Là où ça pose problème, c’est que dans la tête des gens les films de superhéros sont encore trop considérés comme des blockbusters individuels. Encore plus en France où on n’a pas une tradition de comics ce qui fait qu’on est beaucoup moins familiarisés avec l’univers et les personnages qu’un public américain. La preuve : peu de gens encore ignore que tous les héros Marvel appartiennent au même univers (ainsi tous les évènements des X-men, Avengers, Spiderman, Quatre Fantastiques se déroulent dans le même monde), et même peu de gens sont capables de différenciés les héros Marvel des héros DC (Superman, Batman, Flash, Green Lantern...). À une époque pour Marvel s’amuse à casser les codes traditionnels des films du genre pour gagner en continuité comme le prouve la fresque Avenger (les films Iron Man, Captain America et Thor préparant la prochaine réunion des Avengers tout en gravitant autour) ou encore la grande réunion des anciens et des nouveaux X-men dans X-men : Days of Future Past en salle le 21 mai prochain, les films de super-héros ont alors gagné une toute autre dimension que seul les fans de Marvel semblent capter. Difficile alors de comprendre la cohérence du scénario en ignorant ce qu’il s’est passé dans le film précédent et de là où la saga veut aller. Vous me suivez ? Il sera désormais peut-être nécessaire de se remémorer les évènements antérieurs au film que l’on veut voir pour pouvoir comprendre son intérêt et l’apprécier à sa juste valeur. Ce résonnement est d’ailleurs valable aussi bien pour The Amazing Spiderman que pour le dernier Captain America (à quoi sert le film si on ne comprend pas qui est Bucky, ce qu’est le SHIELD ou d’où vient HYDRA ?) mais surtout pour Avengers qui devient encore plus génial qu’il ne l’est à la base si on a vu au moins les premiers Captain America et Thor et les films Iron Man. Les sagas de super-héros visent à créer de gigantesques séries dont la cohérence approcherait des sagas fantastiques comme Le Seigneur des Anneaux ou Harry Potter (essayez de regarder un film au milieu sans regarder le reste : ça n’a aucun sens). Les films de super héros veulent dépasser le simple fait d’être des blockbusters spectaculaires et veulent mettre l’histoire au cœur de leur mécanisme : voilà ce que vous devriez retenir.

    Mais revenons au film. L’autre énormité qui frappe tout spectateur est : ils l’ont fait, ils ont OSE tuer Gwen Stacy comme dans les BDs. C’est une véritable preuve de courage de la part des scénaristes car Gwen était très populaire d’autant plus que son actrice Emma Stone (outre son capital sympathie) était aussi avec Andrew Garfield (interprète de Peter Parker si vous suivez) dans la vrai vie ce qui créait forcément une alchimie plus forte. Emma Stone était géniale dans le rôle : adorable et jolie mais elle dégageait aussi plus de personnalité et humour. Gwen ne joue pas alors la demoiselle en détresse présente dans l’unique but de tenir compagnie au héros en guise de décor. Le physique de l’actrice n’est pas particulièrement mis en avant, Gwen avait une psychologie entière bien forgée, elle était même clairement considérée comme plus intelligente que Peter notamment dans le domaine des sciences. Une véritable figure féminine qui dépasse de loin la pâle Mary-Jane des films de Raimi. Et cet aspect entier rend sa mort subite bien plus difficile à avaler pour le spectateur même si celui-ci n’est pas très sensible des histoires d’amours. Ainsi on n’est pas forcément triste pour Peter qui va devoir affronter le deuil et la culpabilité qui va avec, on est surtout triste de voir partir notre adorable Gwen Stacy d’autant plus que la scène de sa mort est très réussie. Emma Stone nous manquera et je pense que dans l’ensemble elle manquera au film et à sa dynamique. Le véritable défi sera maintenant de lui succéder. Comme je l’ai dit plus haut l’actrice pour Mary-Jane a déjà été choisie et aurait même du apparaître dans le film. Or Shailene Woodley, bien que star montante qui commence à avoir une carrière à la Jennifer Lawrence, n’a pas le même capital sympathie qu’Emma Stone et n’aura certainement pas la même alchimie avec Andrew Garfield. Le gros challenge va donc d’être de rendre crédible Mary-Jane aux yeux du public qui va devoir à nouveau s’attacher à un personnage féminin. Au final on se demande si l’effet dramatique de la mort subite de Gwen valait vraiment le coût de cette prise de risque. Quoique… des solutions existent dans les comics pour minimiser la casse…

    Autre surprise c’est l’apparition précoce et précipitée du Bouffon Vert. Contrairement aux films de Raimi, c’est Harry qui est dans le costume et non son père. Or il surgit un peu de nulle part 30 minutes avant la fin histoire juste de dire que c’était bien le Bouffon Vert qui tuait Gwen. Le fait qu’Harry se retrouve tellement vite dans le rôle du méchant crée un certain manque : la relation Peter/Harry n’est que très peu exploitée et mal expliquée. On ne sait que vaguement qu’ils étaient amis d’enfance et après quelques scènes d’amitié Harry est déjà devenu un fou dangereux. Là aussi on peut se demander si la proximité avec la saga des années 2000 n’a pas joué puisque l’amitié avait été exploitée en long et en large. Harry s’annonce donc comme le grand méchant au moins du prochain volet qui va certainement replonger dans les histoires tournant autour du matériel d’Oscorp et on retrouve le risque de retrouver trop fortement les éléments des films de Raimi. On voit d’ailleurs l’équipement du Dr Otto Octavius (méchant de Spider Man 2)  en décor dans un labo d’Oscorp. Alors : simple clin d’œil ou une annonce des prochaines menaces qui ferait redondance avec la saga précédente ? Réponse en 2016 avec le prochain film.

    Mais tout cela conjugué au choc de la fin, on oublierait presque la pépite du scénario : l’explication (enfin) du départ des parents de Peter. C’est bien connu : Peter Parker est abandonné par ses parents vers l’âge de 6 ans chez son oncle et sa tante qui l’ont donc élevé. La saga de Raimi n’y avait alors jamais apporté de véritable explication. The Amazing Spiderman fait ici le choix d’opter pour la version des comiques Ultimate où le père de Peter était en fait généticien… pour Oscorp ! Cette version de l’histoire donne alors une explication tout à fait crédible à l’origine même de Spiderman. Généticien chez Oscorp, le Dr Parker travaillait sur un programme qui pourrait donc sauver Norman Osborn de sa maladie génétique… Un programme qui consistait à modifier l’ADN d’araignées pour que leur venin puisse conférer à l’homme ses capacités : ici l’auto guérison est le paramètre le plus recherché. Et la bonne idée réside dans le fait que l’ADN humain injecté dans les araignées est celui du père de Peter ce qui justifie parfaitement pourquoi Peter a muté en se faisant piquer. Après tout si la sécurité d’Oscorp est assez stupide pour laisser trainer une araignée mutante ultra dangereuse dans le bâtiment, l’araignée aurait pu piquer n’importe qui et on aurait pu se retrouver avec plusieurs hommes araignées. Mais si l’ADN est celui des Parker, c’est tout à fait logique que Peter soit le seul et unique Spiderman. J’ignore si cette clé est présente dans les comics mais c’est une idée géniale qui sert merveilleusement la cohérence de l’histoire : j’aime ! De plus, la raison pour laquelle le père de Peter décide de partir est parce qu’il est poursuivi par Oscorp. Une fois que Peter a compris qu’en s’attaquant à Oscorp il vengera également son père, là on obtiendra un nouvel angle d’attaque intéressant ! La vérité c’est qu’ils auraient dû renommer cette saga Peter Parker VS Oscorp.

    Je parle beaucoup du scénario (peut-être parce que c’est là où il y a le plus de chose à dire) mais attaquons nous un peu à la forme qui n’a elle rien d’ultra original pour le genre. Les effets spéciaux sentent le numérique à plein nez et bien que bien faits et colorés on aurait pu s’attendre à quelque chose de moins clinquants. Particulièrement dans la scène dans le clocher où les rouages font faux ou sur les espèces de ralentis/zoom douteux censés nous faire comprendre plus en précision l’action de l’homme araignée. Les actions détaillées par ces zooms sont souvent légèrement superflue ce qui fait qu’on a plus l’impression de perdre notre temps et de casser la dynamique du film avec ces zooms. Mis à part celui fait au moment de la mort de Gwen  qui, bien qu’assez cheap, renforce le côté dramatique et rend même le moment poétique. Un conseil pour la prochaine fois : les zooms à garder en cas d’extrême nécessité.

    L’un des points forts du film est indubitablement la musique qui est très bien maniée tout au long du film (héritage de Marc Webb du temps de ses prodiges en vidéo clip ?). Particulièrement lors de la scène à Time Square où Electro apparaît en tant que tel pour la première fois : des sons électros puissants accompagnent toute la scène créant de la tension et une ambiance plus électrique. Puis le changement du personnage d’Electro est illustré en musique notamment lorsqu’il change d’opinion à propos de Spiderman. Si vous ne comprenez pas l’anglais vous l’avez peut-être loupé mais les paroles entendues en arrière-plan commencent par répeter « I’m dying » (« Je meurs ») accompagné de mots répétés tout le long de la scène en fond « Self-destroy » (self destruction), « Paranoid » (parano) répété de façon résidu tout le long de la scène ce qui fait référence aux doutes et aux inquiétudes du personnage sur ses nouveaux pouvoirs apparus suite à l’accident. Puis lorsque qu’Electro décide de prendre Spiderman comme cible au lieu de l’idolâtrer on entend des phrases comme « He hates on me » (Il me hait), « He lied to me » (Il m’a mentit), « They shot at me » (Ils m’ont tiré dessus) ou encore « He’s dead to me » (Il est mort pour moi). Toute la réflexion et tous les sentiments d’Electro sont donc faits en musique et je trouve ça assez exceptionnel. A la musique on retrouve des compositeurs de films assez classiques dans le genre comme Hanz Zimmer, mais plus surprenant Pharell Williams a composé presque l’intégralité de la bande originale.

    The Amazing Spiderman a donc gagné son droit à succéder à la saga de Raimi et mérite qu’on limite la comparaison aux traitements des mêmes sujets. Andrew Garfield endosse merveilleusement bien le costume de Spiderman (bien mieux si vous voulez mon avis que Tobey Maguire dont le charisme d’huître faisait bien tâche), si on regrette tous James Franco en Harry Osborn le petit nouveau DeHaan se débrouille plus que bien dans le rôle et on ne fait qu’en redemander. Les scénaristes font des choix audacieux et assumés, et veulent ainsi se démarquer de la saga précédente que nous avons tous en tête pour  faire une série de films à penser sur la continuité qui pourrait s’avérer très intéressant au final. Si le film peut passer pour un simple attrape-jeunes pour toutes les raisons que je n’ai cessé de rabâcher depuis le début de l’article (personnage, personnalités, thèmes et même musique adapté à une génération plutôt jeune), je pense aussi qu’il est tout d’abord temps de sortir des préjugés sur les films pour ados (qui n’ont aucune raison d’être plus mauvais que d’autres). Ensuite je pense qu’il faut le prendre comme un film d’inspiration de bandes dessinées et non pas le catégoriser dans une catégorie comme « film pour ados » ou « blockbuster ». On a encore du mal à savoir où la saga veut aller mais j’ai l’impression qu’elle n’a pas fini de nous surprendre. Si le film n’est pas encore un très grand art, il a eu le mérite de raviver fortement mon intérêt pour Spiderman qui était bien enterré avant même la fin des films de Raimi. Les prochains films nous diront ce que la saga va devenir et où elle va se positionner face à la précédente mais en attendant 2016, j’ai hâte !


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  • Bonjour amis lecteurs il est temps pour moi de profiter de ce lapse de temps libre pour vous faire un petit article. J’ai eu du mal à me décider sur le sujet alors qu’il me sautait aux yeux. Je connais une nouvelle phase mélomane fraichement impulsée par mon obsession sur My Chemical Romance (je suis tombée si bas dans ce culte compulsif que je suis certainement proche du stade de perdition totale). C’est donc un véritable voyage musical que j’ai effectué avec mon meilleur ami Spotify et je me suis dit que je pourrais en rendre compte sous une forme différente de d’habitude. Oubliez la succession vague de vidéo clip, entrons dans une nouvelle ère : les reviews express d’albums. Je n’avais ni la foi ni l’intérêt de faire des critiques détaillées comme je le fais d’habitude. Donc voici les albums que j’ai testés dernièrement résumé en quelques dizaines de lignes : court et efficace !
    (je teste en prime les lecteurs Spotify à intégrer: vous devriez pouvoir écouter les albums proposés en toute légalité
    si jamais les lecteurs ne marchent pas pour vous il se peut que ce soit parce que vous n'avez pas de compte Spotify mais puisque c'est un test je ne peux anticiper le résultat)

    On commence avec l’album de notre très chère colombienne envoutante : Shakira et son album nommé avec originalité « Shakira ». Si j’aime beaucoup Shakira (elle éveille le côté latino en moi), je dois reconnaître qu’écouter ses albums n’a pas toujours été une partie de plaisir. En effet les singles sympas et catchy sont coincés entre d’innombrables chansons bouche-trous sans intérêt et on y trouvait de rares perles noyées dans cet amas de médiocrité (amen à « Mon Amour » de l’album She Wolf). Je dois tout de même préciser que ça n’a pas toujours été le cas (Laundry Service certainement l’un de ses seuls albums internationaux qui valent le coup). Nous voici donc avec ce nouvel opus, premier depuis sa grossesse, Can’t Remember to Forget You en duo avec Rihanna déjà martelé à la radio, et un style moins latino et plus pop-rock classique annoncé. Les pistes se succèdent sans qu’on soit vraiment surs si la chanson suivante a commencé ou non tellement c’est une queue leu leu de ballades pop-rock mielleuses à souhait. Les pistes réservées au dancefloor tiennent une place nettement moins importante puisqu’elles se résument à LaLaLa (version anglaise et espagnole) et Can’t Remember to Forget You (version anglaise et espagnole). L’une clairement électro violente et agaçante, l’autre un mélange douteux mais sympa de reggae et de pop-rock. Dans la marmelade de ballades pop-rock difficile de différencier les chansons et de résister à la tentation du péché suprême : zapper la chanson tellement elle est chiante. Certes, certaines ne sont pas trop mal à côté d’autres clairement soporifiques mais il suffit de tendre l’oreille et écouter les paroles 2 secondes pour se convaincre qu’on ferait mieux d’arrêter devant tant de niaiserie. En résumé les invités sur l’album se sont clairement faits arnaqués et nous aussi par la même occasion en achetant l’album. Shakira a tout ce qu’il faut pour réussir : une belle voix atypique, un déhanché inoubliable, un physique charmeur, et un capital sympathie inébranlable. En fait il ne lui manque plus qu’une chose : de bonnes chansons (oh elle en a eu … le succès semble lui en avoir privé). Vu comme ça on dirait que Shakira s’empêtre dans un cas similaire à celui de Beyonce : belle et talentueuse mais jamais on a écouté son album en boucle.
    A retenir : Can’t Remember To Forget You et Spotlight sont pour moi les deux seules pistes que je veux bien garder de cet album. Vous trouverez peut-être votre bonheur dans une ballade mielleuse qui fera battre votre cœur un peu plus vite que les autres si vous ne vous êtes pas endormis avant la fin de l’album.

    Découverte maintenant : l’album éponyme du groupe anglais the 1975. Un groupe formé depuis peu qui enchante les charts en anglais (mais dont comme d’hab nous n’avons aucun écho chez nous) qui offre donc ici leur premier album complet. Un groupe que je décrirais comme un mélange sympathique des Artic Monkeys avec un groupe comme Bastille ou Imagine Dragons (je sais tout ce qui est à la mode en ce moment). Leur son est ce que je décrirais comme du « rock aérien » : rock mais plutôt calme, catchy, parfait pour une musique d’ambiance dans un café un peu moins pour une ambiance festive. Leur album très homogène est un délice : simple, fluide et joyeux. Si je suis plutôt partisante d’un son plus prononcé et moins léger, je trouve mon compte avec des chansons plus rock comme Sex. On pourrait cependant reprocher à l’album de manquer de diversité. Chaque chanson à la même beat, la même ambiance et un sentiment de répétition de fait ressentir au bout de 16 pistes (ce qui est long pour un album). Ainsi je m’interroge sur la popularité de Chocolate outre-manche puisqu’après 5 chansons similaires j’ai du mal à voir en quoi elle sortirait du lot. Je m’émerveille par contre sur le côté addictif et communicatif d’une bonne moitié de l’album. Enfin je salue la ballade au piano de fin Is There Somebody Who Can Watch You qui clôture très bien l’album. C’est clairement un album parfait pour laisser vagabonder ses pensées pendant un voyage mais ce n’est pas l’album qui va boucler pendant 1 mois sur mon mp3. Je dois tout de même souligner que c’est un beau début pour le groupe que je suivrai certainement à l’avenir.
    A retenir : Album incroyablement planant et sympathique qui annonce des débuts prometteurs  pour le groupe. Je reprocherais cependant un petit manque d’originalité et de diversité très vite oublié devant la bonne humeur qu’il procure. Mes pistes favorites étant Sex, Girls et Heart Out.

    Passons maintenant à un groupe de rock beaucoup moins léger : The Used, groupe américain actif depuis le début des années 2000 que je ne connaissais pas jusqu’à récemment. Mais leur dernier album Imaginary Enemy est l’objet d’un éloge d’un magazine de rock que j’ai acheté (parce qu’acheter des magazines que je ne lis qu’à moitié est un de mes hobbies) qui le plaçait en tête d’un classement des albums sortis ces derniers mois. Il n’en fallait pas plus pour attirer mon attention (en fait si : je les connaissais de nom puisqu’ils avaient fait un duo avec My Chemical Romance il fut un temps mais comme je ne veux pas qu’on me voit comme une âme paumée dont l’univers ne tourne qu’autour de MCR je ne le mets pas particulièrement en avant… bien que c’est ce que je viens de faire…). Et il se trouve que le groupe a un style qui me plaît : des guitares électriques omniprésentes et une voix enrouée rythmés par une bonne batterie, il ne m’en faut pas vraiment plus. L’album a un assez large panel de styles de chansons une partie étant assez aérienne l’autre étant plus rock dur. Chaque chanson a quelque chose à apporter à ses voisines et l’album a une dynamique très agréable. Au final il est très accessible même pour un public moins initié au rock qui devra seulement supporter quelques parties gueulardes qui font partie du charme. On en serait presque à souhaiter que certaines pistes aient poussé le bouchon un peu plus loin pour déchirer un peu plus. Ce qui fait que tous les morceaux ne se suffisent pas à eux-mêmes et ne seront pas tous encore écoutés quelques temps plus tard. Mais quelques pistes restent surprenantes et catchy et finissent à tourner en boucle sans qu’on s’en rende compte. On finit l’album largement satisfait : The Used, on se reverra !
    A retenir : Un album rock réussi, si vous ne connaissiez pas The Used foncez ! Vous tomberez peut-être comme moi sous le charme de l’addictif A Song To Stifle Imperial Progession (A Work In Progress) ou peut-être de la belle et puissante Force Without Violence.

    Un peu de Pop-Punk pour se rafraîchir maintenant avec We Are In The Crowd, un groupe new-yorkais formé en 2009 avec une voix principale féminine puissante. Tout d’abord je dois dire que je ne suis pas fan du Pop-Punk qui est pour moi qu’une pop qui tente de séduire les sceptiques en les attirant avec des guitares électriques et des paroles plus violentes. Je me retrouve souvent avec un son sympa mais incroyablement répétitif. Malheureusement leur dernier album Weird Kids n’échappe pas à la règle du Pop-Punk. Si on est agréablement surpris par les premières pistes la deuxième partie de l’album manque cruellement de renouvellement et retombe dans les travers pop-punk en feintant une bombe intro de temps à autre (« ooouuuh ça commence bien… ah ouais nan mais pourquoi ça se calme si vite ? Intro revieeennntt… oh non mais je vous jure refrain cliché pop-punk à souhait »). Le problème pourrait en fait être réglé en variant un peu les arrangements qui restent parfois perturbant notamment quand les voix masculines s’ajoutent à la voix féminine et sortent souvent de nulle part. L’album arrive quand même à s’en sortir par des titres presque tous efficaces (le « presque » est pour Windows in Heaven et disons Remember To Forget You). Disons qu’un album pop-punk réussi de temps en temps ce n’est pas de refus, c’est même très bon pour la forme.
    A retenir : Vous aimez le pop-punk ? Cet album est pour vous. Vous n’êtes pas fan du pop-punk ? Passez votre chemin… Passez tout de même faire un tour sur la chanson d’ouverture de l’album Long Live the Kids. Il y a également plusieurs pistes que j’affectionne particulièrement comme Dreaming Out Loud ou Reflections.

     

    Vous pensiez vraiment que j’allais m’empêcher de parler de My Chemical Romance dans (je veux dire c’est pas comme si je les avais déjà mentionné à deux reprises au cours de cet article) ? Hahahahaha… j’osais espérer avoir pu ne pas leur dédicacer un nouveau paragraphe. Mais le fait est que fin Mars dernier leur best of posthume sortait dans nos bacs et que comme je brûle d’envie de parler d’un album de MCR... May Death Never Stop You sonne la fin du groupe avec leurs meilleurs morceaux (oui c’est à ça que sert un best-of), une chanson inédite et 3 démos de chansons. Fake Your Death, dernière chanson enregistrée par le groupe, ouvre l’album et sonne comme un adieu aux fans dans un style plus léger et moins chargé en guitares qu’à l’habitude. On revit ensuite les différentes périodes de vie du groupe en commençant par le premier album très amateur du groupe : I Brought You My Bullets, You Brought Me Your Love (surnommé Bullets par les fans, sorti en 2002). On retrouve un son très dur et des paroles bien sombres  sur ces chansons imparfaites. Si j’ai mis du temps à apprécier cet album je dois dire que maintenant je trouve tout le charme qu’ont ces chansons qui ont tout de même réussies à faire remarquer le groupe à ses débuts. Suit la période de Three Cheers for Sweet Revenge (ou « Revenge » pour les fans, sorti en 2004) où on retrouve les premiers tubes commerciaux du groupe. Comment résister à I’m Not Okay (I Promise) ou Helena ? J’apprécie aussi le fait qu’ils aient ajouter You Know What They Do to Guys like Us in Prison qui n’était pas sorti en single et qui reste l’une des pistes qui sortent du lot de l’album (mais je déplore l’absence de Thanks For The Venom ou Give ’Em Hell Kid). Arrive l’apogée du groupe avec The Black Parade (sorti en 2006), album qui était réussi en presque tout point et qui se taille une belle place avec 5 pistes soi plus du quart du best of. On retrouve les bombes que sont Welcome to the Black Parade et Famous Last Words, et le très addictif Teenagers. Ils choisissent d’ajouter à ces singles la ballade Cancer qui est d’ailleurs je crois unique en son genre dans leur discographie, et Mama véritable tuerie qui aurait largement mérité un single pour elle toute seule. On ne peut que regretter l’intégralité du reste de l’album qui aurait mérité aussi sa place (Dead!, The Sharpest Lives, House of Wolves, Disenchanted et j’en passe). Mais l’absence la plus remarqué est certainement I Don’t Love You belle ballade pop-rock qui avait même fait l’objet d’un single et d’un clip. Et enfin le tournant plus coloré du dernier album  Danger Days : The True Lives of the Fabulous Killjoys (sorti en 2010) vient clôturer la retrospéctive. Aucune surprise aux sélections des chansons qui sont toutes sorties et en single et en clip : Na Na Na et Planetary (GO !) le duo hyperactif de choc, SING la magnifique, et celle dont je n’ai jamais trop compris l’engoument The Kids of Yesterday (qui à mon goût aurait pu être remplacée par … pratiquement n’importe quel autre chanson de l’album). L’album se termine sur 3 démos qui sont honnêtement juste là pour faire plaisir aux fans parce que ce sont des démos et donc des ébauches de chansons du premier album qui ne sont vraiment agréables à l’écoute. En résumé c’est une quinzaine de chanson, 15 pistes qui justifient mon intérêt pour MCR et qui prouvent que MCR a du talent à revendre. On revisite tous les styles parcourus et leurs plus grandes chansons. RIP My Chemical Romance (2001-2013)
    A retenir : Parfait pour survoler la discographie du groupe, parfait pour se rappeler que le monde est un peu moins beau sans MCR. Mes chansons favorites étant : Fake Your Death, Helena, Welcome to the Black Parade, Mama, Teenagers, Famous Last Words, NaNaNa, SING, Planetary (GO!).

     

    Que retenir de ma ballade musicale ? Eh bien outre My Chemical Romance, The Used ressortent grands gagnants. J'ai beaucoup apprécié les albums de The 1975 et We Are in the Crowd mais je dois reconnaître que ce n'est pas mon style de prédilections... Et je ne reparlerai même pas de Shakira tant elle fait tâche dans mon paysage. 


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  • Il y a un an, le groupe My Chemical Romance annonçait sa séparation causant une véritable hécatombe chez les amateurs de rock et un chagrin sans précédent chez les fans dévoués d’un des groupes de rock marquant du début des années 2000. Et me voilà, 1 an plus tard, posant mes valises sur les ruines du fandom découvrant les reliques musicales que My Chemical Romance avait à offrir. Car, non, je n’avais jamais réellement écouté MCR (lancez-moi des cailloux, je le mérite) et pourtant je crois que ça fait des années que je n’ai pas eu un coup de cœur musical de cette ampleur. Je blâme la scène musicale actuelle qui boude quelque peu le genre rock (trop violent, plus assez populaire apparemment bien que je connais une grande communauté qui peut vous prouver le contraire) au profit des productions électros (c’est bien l’électro, vive l’électro et la musique du XXIe siècle ! Et puis qu’est-ce que vous croyez qu’ils écoutent les jeunes quand ils vont en soirée ? Bah pas du rock) pour m’avoir privé de certaines chansons que je ne peux plus m’empêcher d’écouter toute la journée. Si je risque d’agacer les fans confirmés de mon ignorance, je pense que le regard de newbie a parfois sa pertinence. Je prends donc ce bout de code html pour faire mon propre hommage à MCR. (oui je suis inspirée aujourd’hui)

    Pour vous amis lecteurs qui ne connaissez pas le groupe voici la présentation que je peux faire du groupe avec mes connaissances restreintes. My Chemical Romance est un groupe de rock alternatif qui aurait des inspirations emo-punk (mais soyons francs, plus personne ne comprend rien à cette classification des sous-genres en rock) formé en 2001 à la suite des évènements du 11 septembre (qui comme on le sait a traumatisé l’Amérique entière). Composé de deux guitaristes (Frank Iero et Ray Toro), d’un bassiste (Mikey Way), d’un batteur assez changeant (4 en tout dont Matt Pelissier et Bob Bryar pour ceux qui ont duré le plus longtemps) et de leur chanteur et parolier Gerard Way (frère de Mikey). Ils commencent en 2002 avec l’album I brought you my bullets, you brought me you love qui connait un certain succès chez les amateurs du genre notamment grâce à leur activité sur My Space. Ils se font connaître du grand public avec le second opus Three cheers for sweet revenge qui devient disque de platine et se vend à travers le monde avec une présence à la radio et sur MTV de leurs singles. Ils connaissent ensuite une consécration en 2006 avec leur album The Black Parade très bien accueilli aussi bien par la critique que par les fans et se classe même comme 20e meilleur album de l’année dans le magazine Rolling Stone. Ils ne reviennent qu’en 2010 avec un nouvel album plus édulcoré et un univers plus fun et coloré avec Danger Days : the true lives of the fabulous killjoys. Ils annoncent leur séparation fin mars 2013 sans aucune raison concrète évoquée.
    Leur réputation tient aujourd’hui de la génération qu’ils ont marquée qui serait sans aucun doute au rendez-vous si un jour le groupe décidait se réunir.

    Oublions les querelles de style pour savoir si oui ou non My Chemical Romance peut être considéré punk ou emo (appellation qui apparemment dérangerait les membres du groupe), MCR est un groupe rock qui allie des guitares électriques omniprésentes et des rythmes énergiques avec un poil d’excentricité qui ferait s’enfuir n’importe quel non-initié au rock (surtout si celui-ci se cantonne aux stéréotypes poussés sur le genre) le tout sur des paroles parfois personnelles parfois fun parfois plus « punk » mais surtout des paroles qui nous parlent. Ce n’est pas si souvent que ça qu’on trouve des paroles aussi parlantes, du moins j’apprécie d’entendre pour une fois ce genre de paroles dont on aimerait s’inspirer pour nos tatouages ou dont on voudrait peindre notre chambre. Leurs chansons font ressurgir mon instinct punk, j’ai même enfin compris ce besoin mystérieux de balancer sa tête d’avant en arrière (le premier qui me sort Willow Smith se reçoit un pain) sur un pont musical chargé en vibrations de guitares électriques.
    Après une exploration des abysses de leur chaîne youtube et m’être fascinée par les expressions faciales de Gerard Way, j’ai aussi trouvé de quoi alimenter mon coup de cœur avec leur univers visuel qui peut paraître parfois assez noir/gothique mais qui est aussi très fun. C’est comme ça que j’ai pu vous sélectionner de quoi découvrir ou redécouvrir le groupe à travers mes morceaux/clips favoris.

    Incontournable, Na Na Na [Na Na Na Na Na Na Na Na Na] est la première chanson que j’ai véritablement écoutée. C’est une part très énergique et fun de leur discographie qui fait une assez bonne introduction au final. Si la chanson donne une envie de sauter partout effet prise électrique et de crier le plus plus de « nanana » possible en 3min, elle a pour clip cette intéressante vidéo sur un groupe de power rangers gangster revisités à une sauce punk. On n’est pas surs de tout comprendre à l’histoire mais on est surs que le concept est assez original et frais. Ceci dit cette image n’est pas tout à fait en accord avec l’univers généralement plus noir de MCR. Il existe une suite à cette étrange histoire de course poursuite avec le clip de SING (que vous connaissez peut-être grâce à la reprise de Glee et magnifique chanson au passage). Une chose est sure, je ne me lasserais pas de sitôt de l’énergie dégagée par la chanson.
    Na Na Na Na Na Na Na Na Na Na Na Na Na Na Na Na Na Na Na Na Na

    Je me sens également obligée de présenter un morceau moins connu du groupe du temps où ils étaient encore considérés comme underground et avait un sn beaucoup plus violent et beaucoup moins grand public que maintenant. Certains fans vous diront que « Bullets » comme ils l’appellent était le meilleur album du groupe. Ceci dit, bien que j’apprécie l’album, ce n’est pas la partie de leur discographie que j’écoute beaucoup. C’est un son peut-être un son un peu trop dur pour moi qui reste tout de même hostile à certains domaines de la musique rock.


    Dans un registre plus dramatique voire lyrique, Helena s’impose comme un tube. Si je dois avouer que je la trouve moins addictive que d’autres il faut reconnaître son charme avec son beau refrain. On n’appréciera jamais assez le clip qui vous donnera envie d’engager de belles danseuses pour danser à vos funérailles et fera jalouser n’importe quelle personne décédée ayant eu un enterrement classique, triste et monotone.

     

    Passons à la chanson qui m’a véritablement faite accrocher à leur univers plus authentique : Mama. Chanson incroyablement addictive, sarcastique et déjantée qui a eu le don de captiver mon attention dès les premières notes. Malgré les paroles noires son ton léger nous emporte et on se retrouve à chantonner « Mama we’re all going to hell, I’m writing this letter and wishin’ you well» avec entrain en passant à l’occasion pour un psychopathe. La chanson n’ayant pas eu le droit à son propre clip (quel dommage !), j’en profite pour poster un live (qui a toujours été une partie assez révélatrice pour une carrière de musicien).

    J’aime particulièrement I’m not okay (I promise) pour son impression de groupe rock/punk pour ado. Que ce soit la musique plutôt violente par certains moments, le look des membres du groupe ou le clip façon lycée américain déjanté, c’est tellement cliché qu’on se demanderait presque si l’intention était parodique. C’est cet aspect de stéréotype presque parfait que j’admire et c’est pour ça que je voulais le mettre dans cet article.

     

    Planetary (GO!) est comme l’exemple parfait de leur changement de style dans leur dernier album. Alliant quelques sons électros dans le méli-mélo rock habituel du groupe, le morceau ne perd pas l’essence du groupe tout en le renouvelant. Si certains fans puritains ont craché sur le dernier album je tiens à dire qu’il vaut tout autant le détour que les autres et sera certainement plus accessible aux non-initiés (mais pas assez hardcore pour les amateurs… too bad).

    Pourrais-je faire un article sur mon amour nouveau de My Chemical Romance sans évoquer Welcome to the Black Parade ? J’ai essayé, j’ai échoué. Un des titres les plus aimés et les plus emblématiques du groupe. Je ne peux que confirmer ce statut puisque c’est le morceau que j’ai le plus écouté dans ma folie MCR. Je trouve simplement la chanson magnifique et délicieuse du début à la fin que ce soit pour l’intro sentimentale, le refrain puissant ou les couplets énergiques. Bien que rock, cette chanson est aussi un petit bijou pour un plus large public de non-inicié. S’il y a une chanson que vous devez connaître du groupe oubliez tout et écoutez Welcome to the Black Parade. 

    Voilà ma rétrospective My Chemical Romance. Je ne peux que vous conseiller de vous plonger dans leurs albums et leur best of May Death Never Stop You rassemble tous leurs incontournables pour les débutants. Je vous quitte donc en musique et poursuit mon exploration de leur discographie~


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  • En tant que sérievore, je m’attèle souvent à cette tâche difficile qu’est de sélectionner des séries à tester que je pourrais aimer. C’est pour cela que si souvent je me plonge dans les magazines de séries en recherche de quoi me mettre sous la dent. Et quoi de plus idéel pour commencer une série que de la suivre depuis ses débuts ? Rares sont les speech qui vous accrochent dès leur première lecture, difficile de savoir ce que vaut une série lorsqu’elle n’a pas encore eu la chance d’acquérir une réputation. Au final c'est comme se jeter à l’eau les yeux bandés mais cela réserve parfois de belles surprises et parfois même les meilleures.
    Temps de faire un point sur le cru 2013/2014 ? Pas vraiment puisque l’année télévisuelle n’est pas tout à fait complète mais on peut toujours voir où en sont les nouvelles séries qui se sont lancées dans la bataille depuis la rentrée et jusque-là autant dire qu’il n’y a pas eu vraiment de casse. Au début de l’année j’avais piochée dans la liste des nouvelles séries en visant essentiellement deux séries appartenant à mon genre favori, science fiction/fantastique, j’ai nommé Sleepy Hollow et Agent of SHIELD de Marvel :



    Sleepy Hollow, redécouverte contemporaine de la célèbre nouvelle de Washington Irving notamment connue grâce au film de Tim Burton, s’annonçait très prometteuse. Ichabod Crane, espion anglais pour George Washington durant la guerre d’indépendance, se réveille malencontreusement au XXIe siècle dans la petite ville de Sleepy Hollow. Son arrivée déclenche une ribambelle d’évènements surnaturels et plus particulièrement l’activité d’un cavalier sans tête. Crane trouve cependant du soutien auprès d’Abbie Mills, une jeune policière, qui décide de le croire lui et son histoire abracadabrante selon laquelle sa femme sorcière l’aurait endormi au XVIIIe siècle pour le sauver.
    On accroche très vite à la série ne serait-ce pour l’ambiance noire réussie et pour le pauvre Crane qui se retrouve confronter à une époque totalement nouvelle. Au fil des épisodes, l’intrigue s’étoffe et le show se réduit à une série fantastique assez basique sur le modèle un monstre/un épisode mais en y incorporant un traitement différent, des créatures appartenant plus au domaine mythologique. De plus les scénaristes ont su dévier le piège évidant de faire tomber Abbie et Crane amoureux. Et leur relation, purement amicale, prend une dimension qu’on voit moins sur nos écrans et qui est très attachante. Mais malgré l’affection qu’on porte très vite aux personnages, je me suis lassée et je n’ai pas repris depuis la mi-saison. Pourquoi ? Eh bien je trouve que l’histoire s’emballe trop rapidement et que l’intrigue principale manque de finesse. Ainsi dès le premier épisode on nous balance une histoire d’apocalypse dans la tronche, au 5e on nous dit qu’Abbie et Crane sont les élus et qu’ils étaient faits pour se rencontrer… Difficile de voir où la série voulait aller et on brusque le spectateur : rien de très bon. Maintenant que la saison (comportant uniquement 13 épisodes) est finie il se pourrait que je la termine d’ici à ce que la saison 2 soi diffusée. Car la série a connu le meilleur démarrage de la rentrée avec des audiences tournant autour de 7 millions de téléspectateurs. A suivre donc…

    Agent of SHIELD était l’opportunité de Marvel de défier DC Comics sur le petit écran où cette dernière a depuis longtemps triomphée (avec Smallville ou Arrow aujourd’hui). Pour poursuivre dans leur grand arc de narration autour des Avengers, ils décident de se concentrer sur les activités du SHIELD : cette organisation qui est chargée de la sécurité du territoire. On retrouve en tête d’affiche Phil Coulson, qui était censé être mort dans le film d’Avenger, et son équipe près à jouer les agents secrets avec le grand Joss Whedon (Buffy contre les vampires, Firefly, Avengers) en scénariste.
    Rien de plus prometteur et de plus attendu donc pour tout fan de près ou de loin de Marvel. Mais voilà que ce soit pour moi ou pour la majorité du public la sauce n’a pas pris. Pourquoi ? Simple : il n’y a rien d’innovateur, tout semble déjà vu et surfait, la série ressemble dès son pilot à une parodie d’elle-même. Si on a tous aimé le personnage de Coulson dans les films, il faut avouer qu’il n’est pas assez intéressant ni extravagant pour tenir de rôle de personnage principal et le charisme de l’acteur se fait très vite balayé. Quant à sa nouvelle équipe je dirais que tout est à jeter ou refaire : le stéréotype de l’agent macho et tête-brulée confronté à une nouvelle agente avec un passé douteux et un caractère audacieux. On y ajoute la vétérante bad-ass et le couple de petits scientifiques maladroits mais ingénieux. Le tout étant bien sur jeune, beau et lisse… Voilà on n’est pas très loin de la dynamique des séries à la NCIS. Après les enquêtes sont pas si mal mais leur traitement est très classique et les effets spéciaux sont bien sur pas aussi spectaculaire qu’au cinéma ce qui enlève du charme au monde Marvel. Malgré plusieurs apparitions de personnages des films, j’ai lâché au bout du 3e épisode puisque je ne voyais presque aucun intérêt à la série mis à part peut-être le statelite médiocre de la suite de films Avengers. La série est légèrement sur la sellette aux Etats-Unis avec ses audiences relativement basses  et elle est prochainement prévue sur M6 (ce qui confirme encore une fois les choix douteux et si peu originaux en matière de programmation de série sur la chaîne).

    Y aurait-il une série née cette année dont je ne suis pas encore lassée ? Oui, j’ai succombé aux charmes d’une série romantique plutôt classique : Reign. Basée plus ou moins sur des faits historiques la série raconte l’histoire de Mary Stuart, reine d’Ecosse, qui s’est réfugiée en France pour sa sécurité et qui a été fiancée au Dauphin de France François II depuis son enfance. A l’âge mur, elle quitte le couvent où elle a passé le plus clair de son temps pour aller s’installer à la cour et organiser son mariage. Elle découvre alors le monde tordu qu’est la cour du roi Henri et de son épouse vicieuse Catherine de Médicis.
    Loin de s’ancrer dans l’ère où les séries historiques ne font ressortir que le sexe et la violence, Reign a la fraîcheur de se présenter comme une comédie romantique pour jeune adulte. Si la première approche n’est pas très concluante en raison des pauvres jeux d’acteurs du scénario encore assez léger et des décors très approximatifs, on arrive à apprécier la série à sa valeur et avec ses faibles prétentions. L’Histoire ne sert ici de cadre pour les grandes lignes, les robes des dames sont plus dignes d’un défilé de mode d’aujourd’hui que du XVIe. On se concentre plus sur les intrigues amoureuses et les complots que sur des plans très politiques. Une part est même accordée au surnaturel avec la présence de Nostradamus à la cour… La série trouve très vite un équilibre sympathique et on excusera les scènes de niaiserie devant l’alchimie des couples. Cependant, bien que les 10 premiers épisodes s’enchaînent avec facilités, les derniers épisodes en date laissent à désirer devant le vagabondage scénaristique dans toutes les situations d’un triangle amoureux possible et l’oubli de quelques storylines pour lesquelles on s’était plutôt passionnés. La série vaut le détour pour mes amis les fleurs bleues mais si les comédies romantiques ne sont pas vos tasses de thé passez votre chemin.

    Incorrigible, l’autre série que j’ai pu tester est encore de la science-fiction. Mais on ne pourra pas me reprocher d’avoir jeté un coup d’œil à la dernière production de JJ Abrams (Lost, Fringe, les derniers Star Trek, le prochain Star Wars) : Almost Human. Dans un monde où les robots cohabiteraient avec les humains, John Kennex est un policier sortant du coma qui vient de perdre son coéquipier et sa jambe. A son retour il doit faire équipe avec Dorian, un androïde dont le modèle a été retiré du marché à cause de quelques défaillances.
    Je dois dire que je n’ai pas vraiment suivi sérieusement depuis le premier épisode, non j’ai juste regardé quelques épisodes avec la famille vu qu’il y en a qui suivent. Comment pourrais-je parler d’une série lorsqu’on n’a pas vu le pilot : voyons voir ce que je peux faire. La série prend le format d’une série policière classique à l’exception près qu’ils vivent en 2048. Pour le peu que j’ai vu le mélange est très efficace car ils ont su prendre le meilleur de leur monde futuriste pour dynamiser le format d’une série policière. Les personnages sont attachants et sympathiques et les enquêtes mettent en valeur le côté science-fiction, le tout une ambiance plus sombre que les série policière habituelle. On ne boudera pas non plus une série avec Karl Urban (Seigneur des Anneaux, Star Trek) en tête d’affiche pour qui j’ai un faible. Bref la série rempli à merveille le contrat de divertissement et est bien cadrée pour une consommation ‘traditionnelle’ des séries (on regarde de temps en temps sans s’investir au point de regarder tous les épisodes). Si vous voulez mon avis voilà un bon appât pour les chaînes françaises qui correspondrait bien aux habitudes des français non-sérievores. Je compte cependant aller voir de plus près voire recommencer depuis le début puisque je pense qu’elle a un bon potentiel… Reste à voir ce que ça donne sur la saison entière. Aux Etats-Unis la série a plus reçu un bon accueil on peut lui souhaiter donc une seconde saison.

        

    Tant qu’on est encore dans les séries de JJ Abrams, la plus attendue vient tout juste de débuter et je viens tout juste de visionner le pilot : Believe créé par l’oscarisé Alfonso Cuaron (Gravity, Harry Potter 3). Bo est une petite fille qui possède d’étranges pouvoirs depuis sa naissance et a donc suscité de l’intérêt aussi bien chez ceux qui voudraient l’exploiter que ceux qui veulent la protéger. Elle passe de foyer en foyer jusqu’à ce qu’un jour une tueuse engagée par Skouras, un puissant homme d’affaire, tue sa famille d’accueil pour s’emparer de Bo. D’anciens associés de Skouras qui essaient de la protéger choisissent comme nouvelle famille un homme condamné à mort : Tate. Après l’avoir libérer celui-ci se retrouve obligé de s’occuper d’une petite fille télépathe très têtue et ce pendant plusieurs années. Lorsque celui-ci leur demande pourquoi l’ont-ils choisit ils répondent énigmatiquement qu’ils croient en lui cachant peut-être une raison plus concrète...
    Le pilot très prometteur répond aux attentes qu’on avait sur une série auquel s’intéresse ces grands cinéastes que sont JJ Abrams et Alfonso Cuaron. Si on peine à voir ce que peut donner la série sur la durée, le pilot nous promet du grand spectacle. Même si les codes scénaristiques restent jusque-là assez classiques, ce premier épisode nous réserve plusieurs surprises et arrive à piquer notre curiosité. Le personnage de Tate est très rapidement assez attachant et sa dynamique avec la jeune actrice (qui est vraiment douée pour son âge) marche bien. Le casting est essentiellement constitué d’acteurs peu célèbres puisque le plus connu est Kyle McLachlan (Dune, Blue Velvet, Desperate Housewives) dans le rôle de Skouras et les fans de Once Upon a Time reconnaîtrons leur Mulan avec Jamie Chung. Le tout annonce un bon potentiel mais on voit aussi les pièges dans lesquels la série pourrait tomber : une gamine trop agaçante, un scénario répétitif… Il leur faudra donc avancer avec prudence et surtout savoir s’arrêter au bon moment (aka quand le concept sera à bout de souffle) car la série pourra soi étirer nos espoirs jusqu’à ce qu’on accepte que la série est décevante et qu’on arrête, soi être très bien menée au moins sur les premières saisons. A suivre…


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  • Cela faisait tellement longtemps que je ne m'étais pas aventurée dans une critique d'album... Il est temps pour moi de m'y remettre et j'ai trouvé la bonne occasion: la sortie du nouvel album des 2NE1. Retour à mes racines musicales très K-pop pour l'un de mes groupes favoris, ça risque d'être fun !

    Pour ceux qui ne connaitraient ni de près ni de loin le groupe voici une petite présentation rapide: dans la jungle qu'est la K-pop, les 2NE1 appartiennent à la maison de disque YG Entertainment (BIG BANG, Psy...) qui est plus axée hip-hop. Le concept du groupe était de proposer un anti-girls band qui ne s'attarderait pas sur la beauté des membres et qui ne choisirait ni de les rendre mignonnes ni sexy mais faire ressortir leur personnalité. Pour cela, la maison de disque a réuni quatre jeunes femmes qui n'avaient apparemment pas grand chose en commun. Bom, la meilleure amie du bistouri, est l'aînée approchant des 30 ans possède une voix mélodieuse qu'on a très peu entendu jusqu'à présent puisque le groupe est son premier véritable succès. Dara, adorable cliché de la beauté asiatique, a approximativement le même âge que Bom et a déjà un passé de starlette aux Philippines. A côté de ces deux femmes déjà assez matures la maison disque décide de coller deux de leurs jeunes trainees: CL, rappeuse qui du haut de ses 23 ans est la leader charismatique du groupe et a déjà un statut d'icône de mode, et Minzy la cadette qui vient tout juste de fêter ses 20 ans, assure autant le chant que le rap et est réputée pour ses talents de danseuses.
    Qu'allons-nous faire avec un groupe si disparate entre deux aînées dont la carrière était au point mort et deux jeunes trainees déjà très populaires? Eh bien la YG les oriente dans un style hip-hop/R&B qui vire assez vite à l'électro. Présentées comme les versions féminines du groupe Big Bang, elles ont très vite un franc succès entre des tube comme I don't care, Fire, Go Away, Can't Nobody, I am the best ou encore Lonely... Elles ont une image très hip-hop de femmes sur d'elles, fun et icônes de mode. Elles se sont déjà faites remarquées par des créateurs comme Jeremy Scott dont on retrouve les collections sur scène, ou encore Will.I.Am qui leur a proposé une collaboration toujours en suspend apparemment.


    Elles séduisent avec leurs tubes électro et leur image de femmes fortes mais ces derniers temps elles se sont plutôt retranchées dans des chansons d'amour un peu mielleuses comme I love you ou Do you love me ? (le duo niais de compétition). En tant qu'assez grande fan de ce qu'elles ont pu faire auparavant je n'ai pas pu m'empêcher d'être assez excitée pour leur nouvel album coréen d'autant plus qu'elles ne sortaient que quelques chansons médiocres par-ci par là et s'occupait de leur implanttion sur la scène musicale japonaise. "Crush" regroupe les compositeurs traditionnels de la YG et des 2NE1 dont Teddy Park, Choice 37 et G-DRAGON du groupe Big Bang et avec une participation notable de CL à l'écriture de plusieurs chansons et même des essais à la composition.

    L'album commence avec Crush qui ressemble à un grand classique du groupe avec un refrain entrainant et de bons beats électro. Le morceau manque peut-être d'originalité mais a le mérite d'être efficace et de rester en tête. Le gros mystère reste: pourquoi cette chanson ne fait-elle pas l'objet d'une grosse promotion ? Un live en guise clip et malgré une chorégraphie bien huilée elle n'est pas très utilisée sur les plateaux télé...
    S'en suit Come Back Home qui fait office de la plus grosse production de l'album avec pas moins de 3 compositeurs différents. La chanson s'inscrit dans leur style R&B mélé à de l'électro avec quelques allures de reggae dans l'instrumentale. Le refrain classique où Bom répète inlassablement "Baby come back hoooome" a un manque d'originalité flagrant très vite contrasté par un petit beat électro qui suit le refrain où Dara et CL répètent en écho "Come baby baby come come back home". Cette partie reste la plus réussie de la chanson et lui confère un intérêt plus grand qu'une simple autre ballade R&B vaguement soutenue par un beat électro.


    Crush, chanson éponyme, en live

    Et c'est partie pour une suite de chanson du même style avec Gotta Be You (Neo anim andwae en coréen) qui a un refrain avec un son électro dégueulasse, If I were you (Sara bwasseumyeo hae en coréen) qui a une ambiance langoureuse assez sympathique mais pas très mémorable, Good to you (Chakhan Yeoja en coréen) qui est à vrai dire à murir d'ennui. Peu d'intérêt à cette partie de l'album (à part peut-être If I were you qui a le malheur d'être entourré de pistes ratées) qui est manifestement trop molle et fade pour un groupe qui nous a toujours habitué à des pistes énergiques ou des ballades au style plus marqué (It Hurts, In the club ou encore Lonely étaient des ballades lentes mais réussies par exemple).
    Mais CL réchauffe l'atmosphère avec son solo MTDB (Menbung en coréen) qui est une piste rap/élecro très proche d'un style très YG. Un petit beat de fond est couvert par le bon flow de rap de CL, on a guère besoin d'autre chose pour nous satisfaire. On saluera l'effort de limiter les gros beats de sorte à ce que la chanson ne ressemble pas à son autre solo The Baddest Female qui était assez addictif mais largement trop chargé au niveau de l'électro.
    Nous retrouvons désormais des pistes plus joyeuses et pétillantes. La preuve la suivante s'appelle "Happy" et sort du style électro/hip-hop pour aller vers quelque chose de plus léger et pop. La chanson est très sympathique mais n'ira pas très loin au niveau du nombre d'écoute. De plus les paroles en anglais du refrain sont assez peu recherchées ce qui a tendance à décridibiliser la chanson. S'en suit la version coréenne de Scream qui était leur première chanson japonaise qui avait déjà un capital sympathique et addictif assez attachant. Cette piste a de toute évidence l'essence d'un tube qui tourne à la radio pour musique d'ambiance. Elle rebutera cependant les hérétiques de l'électro parfois légèrement trop balancée à tord et à travers (même s'ils partiront avec la musique en tête).
    Et retour à une ballade mid-tempo qu'ils n'ont pas osé nous balancer dans le trio infernal avec Baby I miss you qu'on aurait au final préféré faire passer avec les autres pour oublier ce point noir de l'album. Les fans de R&B mou pourrons cependant apprécier.
    L'album se clôture avec une version acoustique de Come back home qui donne un aspect plus chaleureux à cette ballade R&B/électro mais supprime ma partie préférée.


    Clip de Come back home, tube phare de la promo

    Un album très diversifié donc qui contient plusieurs bonnes pistes que je réécouterai comme Crush, MTDB, ou à la limite Come back home, Happy, Scream  et If I were you qui sont réussies mais qui me plaisent nettement moins. Le reste n'est qu'un amas de ballades R&B ridiculeusement ennuyantes. Cet album manque de richesse, surtout lorsqu'on se remémore leur second mini-album où on avait envie de réécouter les 3/4 des pistes ou leur tout premier album où rien n'était à jeter. Il y a de bonnes pistes mais je n'ai pas retrouvé de favoris comme l'ont pu être Hate You, Pretty Boy ou UGLY. Les filles essaient de s'éloigner de tubes électro qui ont fait leur succès et tendent de plus en plus à chanter des ballades mielleuses loin d'être réussies ce qui est plutôt inquiétant. Difficile à dire si on a du mal à les rattacher à des chansons d'amour à cause de leur image de bad ass ou si ces chansons sont tout bonnement inintéressantes, mais on connait le potentiel du groupe à faire plus que de simples ballades ou de simples tubes. Et malheureusement cet album ne fait ressortir que ces deux types de chansons. Reflet ou non de la tournure que prend la vague K-pop en ce moment, on craint de plus en plus que les 2NE1 sombrent dans le cliché des groupes de k-pop qui maximisent leurs chances de faire un tube en faisant comme tout le monde au lieu de chercher à faire des morceaux efficaces avec de la personnalité. 

    Je n'ai jamais trop cru à la vie de ce groupe sur la durée à cause des profils tellement différents de ses membres, pourtant après 5 ans d'activité (moyenne de durée de vie des groupes de K-pop) elles ont l'air de seulement commencer leur parcours puisqu'elles vont se lancer cette année dans une tournée internationale (dont les destinations sont encore inconnues). On connait la popularité du groupe mais je crains que leur potentiel solo ne finisse par les séparer prochainement. Bom et sa voix promettent une belle carrière dans les ballades, Dara vit déjà presque que de son image public et de son joi minoi, le charisme de CL et son talent lui ouvre beaucoup de portes, quant à Minzy elle finit par convaincre de son potentiel à exister seule grâce à sa multifonctionnalité. Ne serait-il pas plus intéressant musicalement parlant de les faire évoluer en solo ?

    Vous pouvez écouter l'album complet grâce à cette vidéo: 


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