Mais nan, rien de tout cela, c’est celui qu’on attendait peut-être le moins qui nous sort son propre album : le deuxième guitariste Frank Iero (à prononcer ‘Eyéro’). Ce n’est pas que Frank était le moins aimé, il était juste plus réputé pour sa belle gueule (élu végétarien le plus sexy aux côtés d’Alyssa Milano par la SPA américaine, c’est vous dire), ses tatouages (vous pouvez le voir apparaître dans LA Ink par exemple) et surtout son énergie sur scène que pour ses véritables talents de musicien. Mais si vous n’étiez pas convaincu, quelque chose me dit que son album .stomachaches. va vous faire changer d’avis. Il avait sorti quelques chansons depuis la séparation du groupe, faisant chanter ses deux jumelles sur une chanson originale ou reprenant Extraordinary Girl de Green Day. Mais ce n’est qu’il y a quelques mois qu’il annonce son album sous le nom d’artiste « frnk iero andthe cellabration ». L’inspiration venue lors de maux de ventre (d’où le nom de l’album), il nous sort alors 12 chansons qu’il a composées, jouées, et chantées pratiquement entièrement seul : on peut dire qu’il ne fait pas les choses à moitié.
Il est évident que vu la fanbase qu’avait MCR, l’album allait susciter beaucoup d’enthousiasme. Le premier single .weighted. divulgué en Juillet a enchanté tout le monde, moi y compris, ce qui a encore monté la barre de nos attentes. Il est temps désormais de se lancer dans l’écoute de l’album entier sorti hier !
Sur un ton moins léger .blood infections. arrive avec des guitares qui sont descendues dans le grave pour une musique plus agressive et plus violente (hmm on reconnaitrait presque l’esprit MCR). Le seul problème de la chanson c’est les arrangements : j’aurais aimé entendre plus la voix de Frank complètement noyée dans la guitare complètement excitée. Je pense que le morceau en aurait été beaucoup plus percutant mais on ne peut pas lui reprocher d’avoir mis en valeur la guitare qui est ici totalement kiffante !
C’est alors que .she’s the prettiest girl at the party and she can prove it with a solid right hook. arrive avec ses notes plus douces. Encore une fois je trouve que les vocalises auraient mérité une mise en valeur plus importante mais je suppose qu’au point où on en est c’est un effet de style qui va durer sur tout l’album. La chanson en elle-même n’est pas très mémorable bien que très sympathique, une ballade rock qui manquait d’un petit plus.
Le pour le moins surprenant clip de .weighted.
Autre changement radical d’ambiance avec un beat très marqué accompagné à par une bonne bass pour introduire .stitchess. qui devient vite plus mordante avant de nous faire découvrir son refrain plus catchy. Je suis sous le charme de cette nouvelle bouffée d’énergie un poil agressive. Sans mentionner la fin du morceau qui monte dans quelque chose de plus en plus excité avant de lâcher quelques petites notes pour finir la chanson en beauté. On n’est même pas à la moitié de l’album est je suis déjà séduite. Et ce n’est pas .joyriding. qui va casser mon moment de plane. C’est une chanson qu’ils avaient publiée quelques temps avant la sortie en tant que teaser et elle m’avait également séduite par son refrain entrainant et cette énergie encore une fois ambiante. Une chanson simple, courte mais efficace !
Après une transition pour le moins saccadée, nous voici nez à nez avec une nouvelle ballade rock .stage 4 fear of trying. qui va essayer de s’immiscer au milieu de toute cette bonne humeur. On dirait qu’ils ont décidé de remettre en valeur la voix de Frank et ça change tout ! Sa voix sonne déjà plus mélodieuse (ce qui est quand même mieux pour une ballade) et plus onctueuse, c’est exactement ça dont on avait besoin. Mais en échange ils ont saturé la guitare ce qui garde cet aspect un peu rugueux du son et ça ne me déplait pas autant que ça devrait. Cette ballade uniquement accompagnée à la guitare (un peu de bass ?) a un charme indéniable qui contrebalance les morceaux énergiques en douceur.
On revient dans le son plus planant de l’album avec .guilttripping. dont l’énergie nostalgique nous accroche directement l’oreille. La chanson est complètement planante et peut-être la chose la plus classique qu’on ait entendu de Frank sur cet album. On en avait peut-être même besoin de cette touche classique même si ce n’est pas toujours ce que je demande. C’est relaxant à écouter, surtout après le trio-bourrinage, et il est tellement facile de se faire emporter dans cette guitare plus douce et ce rythme mid-tempo. Il est temps de refermer l’album et c’est .where do we belong ? anywhere but here. (certainement mon titre de chanson favori en passant) qui s’y colle. La chanson commence relativement calmement avant d’exploser dans un riff de guitare avec lequel on prend un peu trop de plaisir. Autant la partie calme accompagne notre plane due à la chanson précédente, autant l’explosion nous réveille et nous enchante. Une dernière gratte de guitare, on laisse les cordes vibrer seules jusqu’à ce qu’elles ne produisent plus de son, et voilà nous avons terminé le premier album solo de Frank Iero.
Je conseille : .weighted. , .blood infections. , .stage 4 fear of trying. , .guilttripping. , .where do we belong? anywhere but here.
Vous pouvez oublier: .she’s the prettiest girl at the party and she can prove it with a solid right hook. , .tragicians.