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MEB et ses centres d'intérêts, ses passions, ses envies, ses coups de coeur... Mélomane, sériephile et cinéphile entrez dans le monde de cette fan warrior professionnelle

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Royal Blood @ Le Transbordeur 28/03/2015

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Entendez-vous ce son que les touches de mon clavier font lorsque je les tape ? C’est le son de la victoire, la fierté de pouvoir écrire à nouveau sur un concert à peine plus de 2 mois après ma dernière review. C’est beau de pouvoir prévoir plusieurs concerts dans la même année. Il n’allait pas être facile de passer après le concert de Mr. Gerard Way , mon idole attitré, mais lorsque j’ai vu que le duo Royal Blood passait près de chez moi je n’ai pas hésité très longtemps avant de prendre ma place.

Certainement la révélation rock de 2014, Royal Blood composé du chanteur/bassiste Mike Kerr et du batteur Ben Tatcher ont connu un succès international avec leur premier album éponyme sorti en été 2014. Repérés en 2013 après avoir fait les premières parties des Artic Monkeys, ils sortent leur premier single Out of the Black la même année en tête des classements rock britannique et américain. Je les découvre l’année dernière avec Figure it out et il ne me faut pas beaucoup de temps pour sauter sur l’album et être charmé par leur style. Curieux de faire un groupe de rock à deux avec seulement une basse et une batterie quand on s’attendrait à la présence d’une bonne guitare électrique. Mais un peu à l’image des Black Keys, leur musique arrive à produire l’énergie d’un groupe de rock plus classique avec de bons riffs comme il le faut et une ligne de percussions efficace. Leur album est un vrai plaisir à écouter, un bon cru garage rock énergique et catchy. Un album efficace qui me semblait sans aucun doute un vrai bonheur en live.

Rendez-vous dans la salle de concert rock lyonnaise par excellence, Le Transbordeur toujours muni d’une programmation décoiffante. Le public savoure un sandwich et une dernière bière avant de s’installer. Nous choisissons une bonne place en fosse, indispensable de mon point de vue pour apprécier un concert rock.
La première partie s’installe : le groupe Bad Breeding petit groupe britannique inconnu des radars. Si le riff de guitare semble charmer la foule, le public est très vite refroidi lorsque le chanteur commence à gueuler dans son micro. Visiblement pas très clean il s’époumone devant la salle sceptique même si on peut voir quelques personnes secouer la tête en rythme ici et là.
Aussi mal que j’étais pour eux d’être si froidement accueillis, il faut se l’avouer que le screamo (ou le chant crié) est un style particulier. C’est apprécié par beaucoup de monde, oui, mais les gens qui vont au concert d’un groupe comme Royal Blood ont plus de chance d’avoir des goûts plutôt modérés. Le guitariste souffle, peu encouragé par la fosse. J’ai même vu des gens partir au bout de 4 ou 5 chansons.  Je suis allée écouter leur version studio après coup (oui il faut bien leur redonner une chance). Je dois dire qu’avec les arrangements en plus c’est plutôt sympa mais ça n’est toujours pas ma tasse de thé.



Bad Breeding la première partie, un style asez particulier donc

Ils s’en vont finalement (il faut avouer ça commençait à être long) et commence l’attente pour les stars de la soirée. La playlist d’attente est un compilé de morceaux rock qui me sont inconnus mais certains dans la fosse en connaissait les moindre paroles. Lorsqu’un morceau des Artic Monkeys commence, la salle se met à chanter en cœur. Moi, à côté je contemple à quel point je connaissais mieux les paroles de 99 Problems de Jay-Z qui est passé juste avant (fausse fan de rock spotted). On entend des gens essayer de mettre l’ambiance n’arrivant à lancer le chant « Qui ne saute pas n’est pas lyonnais ». L’ambiance se réchauffe, la salle se remplie de plus en plus. Bientôt nous sommes piégés en fosse.

Enfin le duo s’installe sur scène, la musique commence et la salle s’emballe. J’avoue que je ne savais pas vraiment à quoi les deux stars ressemblaient avant de les voir sur scène. Le chanteur et bassiste Mike Kerr a le charme typique du britannique musicien. Quant au batteur Ben Tatcher il ressemble plus à un fan de musique électro ou hip-hop avec une casquette vissée sur la tête.
Une chose est sure c’est que leur son déchire en live. La basse sonne super bien et voir Ben se défouler sur la batterie est un vrai plaisir. La fosse est en forme, les crowdsurfers sont au rendez-vous ainsi que quelques personnes sans gêne qui forcent leur chemin jusqu’au premier rang. On se fait bousculer mais tout cela fait partie de l’ambiance.
Ils n’ont pas besoin de faire beaucoup d’effort pour motiver leur public et s’en tienne surtout à faire leur travail faisant monter la sauce de temps à autre avec leur transition. Le batteur n’hésite pas à quitter son poste pour aller voir le public de près.



Ce final ! mais ce p*tain de final !

Une bonne ambiance, un bon son tout ce à quoi un bon concert de rock devrait ressembler. La surprise de la soirée fut la chanson Loose change qui bénéficia d’une certaine mise en scène… Trois femmes en sous-vêtement sortent de nulle part pour se dandiner et fumer un clope avant de repartir. Ce qui eut le don de créer de la confusion et/ou de l’extase dans le public qui ne crachait pas sur la vue.
Après avoir chanté et crié sur les chansons les plus connues (Figure it out, Little Monster notamment), il était temps de boucler le concert avec leur premier single donc Out of the Black qui reste l’une de mes favorites de l’album. Ce final était tout bonnement fantastique. Non seulement l’ambiance était montée au maximum mais les deux artistes nous offrent un crescendo avec un solo de basse se finissant avec intensité accompagné par la batterie martelée. De plus, juste avant ce magnifique crescendo final, on nous un chemin pour nous faufiler dans les premiers rangs bien au centre histoire d’avoir encore une meilleure vue de ce moment.
Mike crie « Au revoir » dans le micro avant de disparaître. Un technicien fait signe d’arrêter la musique et de remettre les lumières. Le moment de rentrer…

Ce concert était génial dans la performance et dans l’ambiance dans la salle. Je ne regrette pas une seconde d’être allé voir un groupe que je n’idolâtre pas particulièrement, que j’écoute juste occasionnellement. Mon seul regret est peut-être que leur présence était assez froide, avec un dialogue moindre avec le public (je suis plus souvent avec des artistes bavards et souriant à vrai dire). Ils se font aduler par la foule, il ne leur fallait rien d’autre qu’être bons et ils s’en contentaient.
Dans tous les cas je vous conseille de jeter un coup d’œil à leur album et de ne pas hésiter s’ils passent vers chez vous.

J’adore vraiment les concerts… Prochain sur ma liste ? On dirait que Frank Iero passe à Lyon et je ne raterais ça pour rien au monde !

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